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Chronique de mon coeur morcelé
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* * *



Aujourd'hui, c'est décidé.


Je pars.


Il est temps pour moi de découvrir qui je suis, ce que je vaux, comment je peux évoluer.

J'ai décidé de partir vivre avec Lui, là-bas dans le sud, bien loin des sourires attendrissants de Camille, du réconfort que réclame Hélène ou de l'attention qui manque à Marie. Tous, vous m'avez dit que je faisais une erreur.


Quand bien même n'est-ce pas là mon affaire? Mon coeur, ma vie et mon âme m'appartiennent. Je vous en ai laissé disposer à votre gré pendant 20 ans, j'ai envie de prendre mon envol à présent.


Murir, grandir? Paraît-il que je ne connais pas ces mots. Et bien, je les découvrirai par moi-même, comme une grande :) C'est là pour moi la condition même pour atteindre l'âge adulte. M'en préserver ne me servirait à rien.

Si je dois souffrir et revenir, à vous de juger si vous m'accepterez ou non, mais je ne veux pas avoir à regretter mon choix ou à partir la boule au ventre avec la pesanteur d'avoir laissé bien du chagrin dans le coeur de mes proches.


Bien des choses vont me manquer, autant de rires particuliers, de tendresse et de complicité, et il va sans dire que des liens se dégraderont avec le temps et l'éloignement. Mais il me semble juste de me mettre à l'égoïsme ambiant qui est très tendance à notre ère. Envie de me recentrer sur mon humble existence et de creuser les turbulences de mon coeur et ses méandres.


Quant à savoir si c'est le bon choix, chacun est libre de juger, mais de fait je me vois libre de décider ce qui me semble bon pour moi. En l'occurrence, Il me semble bénéfique.


Il m'apaise, me fait rire aux éclats, me fait bouder et ronchonner dans mon coin tout en m'efforçant de contenir le sourire nerveux qui pointe au creux de ma fossette. Certes, mes rêveries et turlupitudes silencieuses n'auront plus tant la liberté de s'exprimer, mais ne dit-on pas que chaque choix -et chaque relation- appelle à des sacrifices? Alors, j'accepte de mettre de côté cette part de sensibilité et d'appel à la fantaisie pour redescendre un peu, garder les pieds sur une terre que je veux fouler côte à côte avec Lui. 


Voilà.

J'ai réglé mes histoires latentes.

Mon pianiste et moi, c'est bien terminé. Je regrette notre histoire puisqu'elle m'oblige à vivre avec une culpabilité latente qui me ronge un peu plus à chaque mot d'amour de Sa part. D'autant plus que je laisse derrière moi un homme meurtri qui ne croit plus en l'amour et a décidé de continuer à m'aimer unilatéralement, sans autre attente de ma part qu'une amitié ténue dont je dispose. Il me manque, mais je ne chuterai plus. Je sais à présent il m'aura fallu bien trop de temps- que je peux tout avoir chez un seul homme, que je ne dois pas craindre d'être abandonnée par Lui, et de fait n'a pas à garder un échappatoire. Oh, que je suis lâche, c'est vrai.

Ma famille m'en veut de mon départ qui la laisse perplexe, et craint les regrets et le manque de nouvelles, mais j'ai réussi à leur faire accepter qu'ils doivent respecter mes choix pour ce qu'ils représentent : ma liberté.


D'autres restent sceptiques, et leur silence me blesse plus que je ne le montre. Des pages se tournent, celle de mon temps passé ici entre autres. Je ne meurs pas, ou plutôt je laisse mourir sur ces lignes l'enfant que j'aurais aimé rester. Cette partie de moi-même, je dois la préserver, l'enfouir en moi, et apprendre à affronter la réalité d'une vie qui m'effraie.


N'est-ce pas un peu ça, mûrir?



* * * 

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Dimanche 28 Juin 2009Poster un commentaire
Vendredi 20 mars 2009
février 24, 2009 - mardi 

Humeur actuelle :  ...réfléchie




°~"Let me dream once more!", ai-je un jour supplié...~°

Si loin et si proche à la fois. C'est dangereux. je me perds dans les méandres de mes fantasmes et espérances, tant et si bien que je ne sais plus ce que je veux vraiment.

Commençons, une fois n'est pas coutune pour moi, par me présenter à vous.

Lili de mon petit nom. Bientôt 20 ans, une fausse dent, des milliers de rêves et autres illusions futiles en tête. une fâcheuse tendance à la dramatisation, goût prononcé pour le mélodrame et les ambitions disproportionnées et contrastées, caractère difficilement domptable mais sans rébellion, la verve vive et la vanne facile. etrange petite fille perdue au milieu d'humains bruyants qui l'assourdissent et entravent sa course pour rejoindre le cocon de sa bulle de poésie et de questions.

Voyez-vous, j'oscille en permanence. Envie de boire les yeux du monde, et de nier l'altérité pour ne reconnaître que mon reflet tel un Narcisse condamné. entre droiture, stabilité, calme; et envolées folles et déjantées, passionnées et haineuses. mes histoires de cœur suivent évidemment le tempo que j'inflige à mes jours.

Je suis gémeaux, ceci explique peut-être cela. Suis-je donc vouée à hésiter, puis regretter, sans cesse, sans changement, irrémédiablement? Je vis, je rêve, je danse, je choisis sur un coup de tête et revient constamment à la moindre avancée que mes pas capricieux peuvent oser faire.

Je me perds dans la contemplation naïve de ce que j'ai cru aimer et croire. il n'en est plus rien, j'en ai désormais conscience. Je me complais dans cette mélancolie gluante dont je ne parviens pas à me dépêtrer. Mais j'y suis bien. C'est mon identité, dans un délire névrosé post-nervalien peut-être, mais c'est moi. Juste moi. Qui suis-je, le sais-je seulement?

J'ai tant de rêves, tant d'envies, tant d'imagination... Une sensibilité à fleur de peau. chacun de vos contacts me fait frissonner. Si vous saviez combien je vous aime. Je voudrais boire le monde dans un regard, m'enivrer de ces couleurs aux multiples reflets, les fenêtres de l'âme selon nos Anciens.

On dit de moi que je suis sauvage, comme un animal blessé qui mordrait à la moindre tentative de secours ou de soin. non. Venez à moi. N'ayez pas peur de mes grands yeux bleus effarouchés qui tremblent. ce n'est pas du mépris, ni de la haine. Juste de la peur.
Je suis terrifiée.

Vous pourriez me briser en un mot, en un regard, en un geste.
Enfant fragile qui veut jouer avec le feu.

Ne me reprochez pas de fuir. Lâche, sans aucun doute, oui. et je ne l'assume pas. Je me préfère de loin en éternelle petite fille dans un corps qui grandit trop vite et ne suscite pas les regards que je cherche.

Je veux vous apprivoiser aussi. Vous éduquer, en un sens. Je ne retrouve pas dans mes semblables les émotions que je recherche. Où est la poésie que je veux? Ces absurdités qui me font rire? Un monde chaotique me va tout aussi bien. J'aime le brouillon, le désordre comme un joyeux foutoir où l'on entasse pèle-mêle les souvenirs et les larmes. Je recherche tant de sensations que je m'expose un peu plus à chaque mouvement.

Vivre tout, pleinement, jusqu'à en tomber, jusqu'à en crever. Une vie de servitude à un monde matériel et chronométré ne saurait jamais me combler. J'ai tant à assouvir, si peu de temps, si peu de forces...

Brûlez. Brûlons ensemble. Un regard, une étincelle, une braise, un amour, une haine. Vivez dans ma bulle. Je vous y invite. Découvrez-moi. Je m'offre toute à vous, à toi, à eux.

Je demande une main tendue. Non pour m'y accrocher, pour l'embrasser, pour la mordre. Comment me retrouver dans un cercle qui craint tout risque. Protéger son précieux petit cœur.

"Je ne tomberai jamais amoureuse, ça fait trop mal!".
Humains stupides et ignorants. Et moi qui me languis de n'aimer pas plus. Et pourtant, Dieu sait combien j'aime. Trop pour pouvoir me décider. Entre mes contrastes adorés, entre mes envies contreversées, c'est difficile et douloureux, mais me permets au moins de vivre, de ressentir, de pleurer, de rire, de tourner dans une foule d'émotions différentes et opposées, du rire aux larmes ...

Je t'aime toi qui incarne la droiture, le réconfort, la simplicité, la culture, la classe, la complicité, la stabilité, l'évasion, le frisson, la découverte.

Je t'aime, toi qui incarne les fou-rires, l'aventure, l'adolescence, la difficulté, la passion et la haine, l'admiration, le soleil et la musique, la beauté et la sensualité.

Vous choisiriez pour moi?
Vient un moment où l'enfance doit céder le pas à l'âge adulte.
Combien de temps pensez-vous que je pourrai me réfugier dans cet espace clôs où je me préserve de choix et de responsabilités dérangeants?

...Quelques pensées du jour...
Je reviendrai vous embrasser -après tout, tu viens d'entrer dans mon âme virtuelle, je peux bien te tutoyer, ça crée des liens quand même... t'embrasser, toi qui me lis.

Je ne te connais pas. Mais je suis sûre que je t'aime déjà.



Actuellement j'écoute:
Dark Undercoat
Par Emily Jane White
Date de publication : 2008-10-20

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J'kaz !
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Samedi 21 Mars 20091 commentaire(s)
mars 20, 2009 - vendredi 

Humeur actuelle :  amoureux
Catégorie : Vie
 

Pays sauvage – Émilie Loizeau

 

Comme bien souvent, je plane en musique, je me laisse transporter et m'autorise un voyage dans mes sentiments les plus intimes, comme si je voulais vraiment puiser en moi les mots justes  pour retranscrire les sensations et réflexions qui m'ont assaillies. 

Je m'envole et voudrais laisser ma plume courir au gré des notes de lumières, touches diffuses d'un bonheur impalpable, insaisissable, et qui s'échappe en glissant au travers de mes pauvres doigts inutiles.
 Une semaine passée. Et pourtant.

Mon château se construit, et sous ses baisers. Mon cœur, lui, s'évapore. Mains calleuses, complicité, projets, frissons, désirs, passion, amour, fusion, voguons ensemble mon trésor...mer de tendresse, cascade de ses éclats de rire, aussi frais que le petit matin, ses boucles noires entre mes doigts, parfum enivrant, yeux rieurs qui me dévorent, je me plais alors à croire qu'il m'aime.
 Toute imprévisible et tourmentée que je sois, oui. Ce qui l'effraie d'ailleurs au plus haut point. Je me dérobe sous ses caresses et m'abreuve de ses regards. Je vis, je vibre, je ris, j'aime, j'adore.

Il s'exprime clairement sur ses sentiments, ne semble pas hésiter, et sait ce qu'il veut vraiment, et prêt à tout pour y parvenir. Moi. Planons, mon amour, prends ma main, nous partons... Je me sens belle sous tes mots, sous tes mains, sous tes yeux.
Tendresse délicate et passionnelle, Main dans la main, je me noie dans la douceur de ton regard tout velours. Ton odeur m'apaise et me fais ronronner. Sable chaud sous nos pieds nus ou lune témoin de nos embrassades.

Entre larmes, cris, silence, non-dits, comment peux-tu tolérer en plus mes naïves et puériles craintes. Pauvre petite enfant tremblante, non ne me câline pas. Ouvre les yeux, les bras, le cœur, égrène tes baisers dans nos derniers instants d'évasion.

Passée la magie me revient la vie triviale que j'abhorre. Au revoir, adieu, pars, reste, va t-en, non, encore, retiens moi, je t'aime tant...

Passion étourdissante, je suis emportée, je tourne, je n'en peux plus, j'en veux encore, encore, encore... je veux me griser de ton regard. Qu'en est-il après? Je n'en sais rien, mais toi, le sais-tu seulement?
 Tu as l'air si confiant, presque impassible. N'as-tu aucun doute? Et si je n'étais pas celle que tu as attendu? Ou est-ce toi qui n'est pas l'ange que je désespérais tant de voir me sauver face à l'abîme qui m'attirait... As-tu peur?

Bien sûr que oui, tu as peur. Tu es même terrorisé. Mais par moi. Tu redoutes mes coups de tête. M'en veux-tu? Je le crois bien... Ne sais-tu donc pas que je vois l'inquiétude avec laquelle tu me regardes parfois? Le départ se rapproche, et une fois que tu ne soutiendras plus mon regard, tu ne sais que trop bien comme je vais paniquer.

On est bien ensemble. Je le sens.

Côte à côte, juste allongés, à regarder le monde tourner à l'envers autour de nous, comme un essaim ahurissant qui ne nous voit pas. Sentir cette tension entre nous, jauger l'espace qui nous sépare et se demander quand et qui le franchira. C'est est effrayant, comme je t'aime. Mais comment vais-je t'aimer quand je serai loin? Je n'ai aujourd'hui plus le moindre doute. Je te veux.



Là arrive mon pianiste. Il m'obsède. Oh, je sais bien que je ne l'aimerai jamais comme je suis folle de toi. Son odeur ne réveille pas des besoins maternels ou amoureux chez moi, ses lèvres ne m'attirent pas outre mesure, et son corps ne provoque pas le même
 émoi que le tien-qui en tiendrait la comparaison? - tu m'es vital, viscéral, oh que oui, j'ai un réel besoin de toi, et pour rien au monde je ne voudrais étancher cette soif jamais assouvie que j'ai de ton amour. Mais tout bascule quand tu n'es plus là. J'en oublie mes myosotis, mes paradis, mes songes et mes nuages. J'oublie mes rêves et qui m'a construit de ses mains un bonheur bien à nous. Sans toi, j'avance, je me sens à demi vivante, fantôme apeuré errant dans les décombres d'une existence pâle, terne, fade, sans saveur, sans envie. Mais une autre âme tente de me sortir de là. Il hante avec moi les couloirs d'une même histoire avortée. Pour toi, je l'ai laissé. N'était-il pas trop tôt? Ses yeux me donnent le tournis, et si jamais lui et moi n'avions pas vécu toute l'ampleur de ce que nous avions à partager?



Comment avancez-vous quand vous ne savez pas si vous avez tout accompli? Les regrets finissent-ils par s'estomper?

 

Ange auréolé de patience que tu es, tu prends soin de moi et as pansé je ne sais combien de blessures que je m'échine à rouvrir sitôt ton dos tourné, te faisant saigner sans même que tu t'en doutes. Pathétique refrain d'une femme adultère qui se cherche des excuses? Non. Je sais ce que j'ai fait. J'en connais mes torts, et ne blâme en rien mon ange. Des remords? Bien évidemment.

 

Je reste humaine, et quoi que vous en pensiez, sincèrement amoureuse. Je ne pensais vraiment pas qu'il était possible d'aimer à ce point. J'ai toujours eu la mièvrerie en horreur, cette soupe de sentiments larvés à l'eau de rose fadasse qu'on étale plus que la culture-confiture, Mais cette histoire, cette passion que je vis, elle ne s'explique pas, elle ne se résume pas à un « je t'aime » sur papier doré, elle court tout le long de mon corps, elle danse jusqu'aux pointes de mes bouclettes, il respire le désir, l'envie, l'adoration, l'admiration, la tendresse mêlée d'un curieux besoin de le materner.


. Lorsqu'il s'endort, son visage parfait blotti contre ma poitrine, je joue négligemment avec ses boucles brunes qui lui donnent un air enfantin et innocent une fois assoupi, contrastant étrangement avec le corps d'un homme qui a déjà bien vécu, je lui chuchote ces aveux qu'il n'entendra jamais.



Drôle de façon d'aimer, n'est-il pas? Tout est différent, mon pianiste entre en scène. On aurait pu vivre une histoire fabuleuse et je ne sais me départir de ce sentiment d'échec, de « pas assez, pas fini,pas vécu », à notre façon à tous les deux. Lui, c'est Paris, c'est Nougaro, la politique, la culture, les études, une classe folle, une pudeur en public qui cache les désirs violents qui nous agitent, comme un courant électrique qui nous relie. Il tait les sentiments qui me donneraient des armes contre lui, d'autant plus forts s'ils
sont juste soupçonnés et pas clamés. Séduction permanente, jeu d'attirance et de regards complices où tout est dit en un battement de cil, en un sourire en coin. Une caresse, un contact l'air de rien, rien de sûr, oh non jamais, l'appellerai-je, que fait-il, pense t-il un peu à moi...? Il passe me voir, bonheur, et file aussitôt, me laissant haletante et frustrée de n'avoir eu droit qu'à un baiser puissant et passionné, guettant un message, un appel, me promettant de ne pas laisser ma fierté s'effondrer en lui donnant la première un signe de vie. La relation est tout autre. La proximité physique ne nous aide pas, par contre. La relation n'est pas pour autant plus simple.


 L'un et l'autre me font me sentir autre. Pour mon homme, je me sens belle, merveilleuse, exceptionnelle, une « bulle de bonheur ». Mon pianiste, lui, me trouve atypique, attirante, intrigante, surprenante, sans me dire vraiment en quoi, et pour lui je veux être hors du commun, je pleure doucement cet espoir qui s'estompe. Je lui ai fait tant de mal, et lui s'est accroché comme un capitaine à son navire qui sombre. Il a attendu, jusqu'à ce que je retombe
dans ses bras, mais est resté cette fois très prudent. Plus de déclaration d'amour, plus de projet. Or, je suis un peu plus prête qu'avant à m'engager. Et les signes que j'attendais pour me décider ne sont pas venus. Je ne peux décemment rien lui reprocher. Sa réaction est normale, il se protège et se méfie de moi, preuve qu'il est très sain d'esprit :)

Où serions-nous allés? Tu t'es ancré en moi et je peine à t'oublier, même quand toute la France nous sépare. Reste dans mon univers, notre lisière bordée de soleil et de poussière de couleur, Tu me connais, différemment de mon homme. Vous êtes deux parties de moi, et n'avez saisi de fait qu'une partie de ce que je suis, incapables de saisir les deux facettes de ma personnalité. Je vous aime aussi pour ça, mais je vous reste un mystère, et à moi aussi, face à notre commun échec. Mon homme n'a jamais soupçonné l'étendue de mes réflexions, doutes, espoirs, mesuré l'importance de ma bulle de poésie et de couleurs, mes envies de lointain et d'ailleurs, d'évasion, de soleil. Or, mes rêves et mes mots me permettent de supporter ma banale réalité. Il me font me sentir autre, vivante. Toi, mon pianiste tant chéri, as-tu compris que j'ai laissé ma force, ce caractère indépendant, droit et solitaire, pour toi? Tu n'as pas compris quelle tendresse j'avais pour toi, quel désir de prendre soin de toi j'avais, de te sentir te laisser enfin aller à m'aimer, à te laisser câliner et dorloter, quel besoin de reconnaissance j'avais.



Quelle alternative, à présent? Tu m'as dis que je n'avais pas de choix à faire, que la vie et mes pas m'y conduiraient d'eux-mêmes.
J'ai peur qu'ils ne m'éloignent de toi. Peut-être est-ce pour le mieux?
 Pourtant, je sais bien que cette situation n'est pas tenable. Je ne peux plus me regarder dans un miroir et je redoute le moment inéluctable où vous serez confrontés l'un à l'autre -dans cinq petites
 semaines, toi tu sauras qui il est, mais lui n'aura aucune idée du garçon auquel il fait confiance en se disant qu'il rend sa petite femme plus souriante grâce à l'amitié et l'écoute qu'il lui offre en son absence. Deux lieux, deux amours, deux passions différentes, deux Elise, mais je ne peux vivre qu'une seule vie. Est-ce là mon adieu? Je ne sais que trop bien que tu ne me laisseras pas revenir si je ne viens pas de moi-même maintenant vers toi. Mais, lâcheté ou pas, je crains trop que tu ne veuilles pas accepter de redevenir celui qui m'aimait il y a un an. Tu ne m'offres rien de sûr. Pas même tes sentiments, ô combien moins intenses qu'ils ne l'ont été et que ceux que j'éprouve pour toi. Et pourtant mon coeur me fait l'impression de
 saigner.



Je crois que je t'aurai tout donné, moi toute entière, mon coeur, mon corps, mon âme, mes rêves et ambitions. Qu'en aurais-tu fais? Je t'ai testé, tu sais. Tu n'as pas réagi. Je n'ai malheureusement pas ta persévérance, comme tu disais. Je ne veux pas aimer à sens unique. Dès l'instant où je suis partie rejoindre mon Soleil du sud, j'ai continué à t'aimer, et même crescendo, d'autant plus que j'apprenais à aimer d'une autre manière et que la conjugaison des deux émotions me procuraient une ivresse sans égale.
La donne n'est pas la même pour moi aujourd'hui.



Tu me manques déjà tellement. J'ai beau faire la fière, ça me tue de jouer les indifférentes. J'appréhende le reproche que je lirai dans tes yeux. Y-en aura t-il seulement? Mes sempiternelles questions, y donneras-tu un jour une réponse? J'appelle à tout va, toujours dans le vide, toujours sans écho.



Je dois avancer, et accepter de croire en l'amour. Si le tien ne me semble pas assez fort, accepte que mon choix se fasse le plus logique. Je dois croire en l'amour, en l'avenir, en Lui, en les autres, et en moi, pour une fois. Éternelle indécise. Je sais.


Tu me diras peut-être en ultime conseil
« Aie confiance. Ne sois pas terrifiée . »


Te rappelles-tu? Je me suis enfuie ce jour là, ai couru comme une voleuse hors de chez toi, en larmes, après que tu m'as dit en soupirant "Tu l'aimes vraiment, n'est-ce pas?" Et d'ajouter : "Et telle que je te connais, ça te tétanise..."

Tu as vu juste, comme biens souvent :).

Je dois faire confiance. Je dois croire en Lui, en moi.

J'essayerai.

C'est promis.

 

Actuellement j'écoute:
Pays Sauvage
Par Emily Loizeau
Date de publication : 2009-02-02

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J'kaz !
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Samedi 21 Mars 2009Poster un commentaire

 

Oui, oui, je sais ...

 

"Encore, quand tout semble aller mieux?"

Ce n'est pas une rechute sentimentale, guidée par la fascination qu'exerce pour moi le sentiment de détresse porté au coeur. non, c'est juste une bête angoisse qui monte, soourde et menaçante. je la connais, cette colère et cette crainte. Ce sont elles qui me poussent à agir sur un coup de tête pour me libérer de cette étreinte trop forte.

Mon homme et moi vivons ensemble, chez moi -devrais-je plutôt dire chez nous- comme chez mon père, ou ma mère. Mon impression? j'étoouffe. mais je n'oserai jamais lui dire :)

Je serais obligée de le tuer.

Plutôt de rompre, restons réalistes.

 

Me revoilà une fois de plus au pied de ce mur qui me semble immensément infranchissable, celui de l'engagement. S'engager signifie t-il devoir abandonner toute son indépendance? Venir soulager ma conscience sur ce clavier -relativement sale- me manquait. mais quand aurai-je pu y accéder? Entre concours, cours, obligations familiales et diverses tâches à réaliser, je n'avais pas un instant de libre, et quand bien même, paraît -il que lorsqu'on est un couple les instants de libre sont à diviser par deux.

 

C'est contre cette conception que tout mon être épris ô combien de liberté et d'indépendance se soulève. J'ai sacrifié cette vie de flirt et de tentations qui m'attirait  et me plaisait  tant. N'ai-je pas en retour droit à quelques petites concessions?

Mon homme aime l'indépendance.

Dans le sens où il adore se réfugier sur cet ordinateur -toujours aussi sale- et s'occuper à divers jeux tous plus débiles les uns que les autres. Mon refuge à moi? ... un instant volé loin de ses bras au petit matin pour venir poster sur ce blog à l'abandon et en pleine décrépitude épistolaire... Non, ça ne me suffit pas. 

J'ai soif de soirées entre copines, de voir des amis, seule, autour d'un verre, y compris mes ex, j'ai besoin de sautiller partout comme une dingue pour exulter de bonheur. J'ai envie de me peinturlurer le visage sans raison, pas pour secrètement espérer un compliment qui ne viendra pas.

je me sentais autrement plus adulte quand j'étais seule. me voilà à nouveau dépendante de Lui, comme une enfant. Et ce sentiment révolte cet esprit que j'aimais indompté. je m'enferme dans de basses tâches ménagères pour lui faire plaisir et tout lui servir -métaphoriquement comme dans la réalite- sur un plateau. je suis à présent la parfaite petite épouse, la bague et le serment en moins.

Pourtant, je me complais dans ses bras, mais j'ai l'impression d'être une horrible mégère -mon adorable sobriquet, par ailleurs, au goût quelque peu douteux, non?- qu"mandant une part de tendresse imméritée. 

Sans aucun doute, je suis extrêmement exigeante. Mais quelques câlins ou baisers spontanés ne peuvent qu'adoucir les relations de deux caractères antithétiques et contradictoires, non? 

Or, rien de tout cela. Les quelques tentatives de discussion se sont soldées par des échecs critiques, un peu à un Overkill façon Final fantasy, ou un GameOver zeldatien sans commune mesure. Try again, comme dirait les jeux concours Kinder Bueno.

Ben, franchement, non.

j'estime avoir fait suffisament de concessions. Oublier mes relations amicales avec certains proches qu'il désapprouvait, m'occuper seule du trio ménage-repas-courses, et représenter à moi seule toute la tendresse d'un couple, le tout face à des relations familiales pour le moins difficiles que j'envenime en imposant une charge supplémentaire le week-end. Et puis, il mange beaucoup, et est très très très dépensier.

 

Franchement, j'ai grave les boules.

C'est vraiment laid cette expression, mais je n'ai pas mieux pour exprimer mon ressenti pile poil à cet instant où Nosfell scande les derniers murmurs de Shäunipel, ce chef d'oeuvre musical étrangement dérangeant. Je m'égare. Parlons sentiments et non pas mélodies. Ou alors, parlons de ma mélodie sentimentale. 

Trop de fausses notes, peut-être le signe d'une mélodie plus belle et originale que n'importe laquelle, une splendide oeuvre d'art unique. Peut-être le signe d'un désaccord constant (admirez le jeu de mots) entre les musiciens. peut-être le glas sonné pour leur association. 

 

Je bute, j'hésite, je trébuche et je m'inquiète. Et si ce n'était pas Lui? C'est sûrement ma faute, j'en suis bien consciente, mais tant d'engueulades, tant de boudage chacun de son côté, combien de pleurs sur l'oreiller? derrière une taquinerie complice apparente, combien de souffrances cachées aux yeux des autres que je ne m'autorise qu'à exprimer ici.

Mon Joachim, toi qui nous voit prochainement, je ne peux pas te confier toout cela de vive voix, et ça me manque. Partage avec moi ce que je ne te dirai pas autrement que par un regard. Décèle-y mon hésitation, et peut-être y liras-tu une trace d'une souffrance que je m'efforce de cacher.

Détrompez-vous. On vous a menti. Une histoire d'amour,j c'est pas la joie.  vant les rires, ce sont des frustrations et des non-dits, même dans les couples les plus communicatifs. et généralement, mon caractère et moi, on est pas du genre à taire un poids qui nous pèse. Je change. Et ça ne me plaît pas. Je me mens à moi-même. Combien de temps tiendrai-je encore...?

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J'kaz !
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Samedi 16 Mai 2009Poster un commentaire

 

 

 


Voilà, moment de prendre une décision, que faire, oui je vais y aller, mais sont-ce les bonnes motivations...?

 

 

....

 

A méditer, et vite ...

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J'kaz !
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Jeudi 23 Juillet 2009Poster un commentaire

 

Voyez, je me mets à nu pour vous, sans artifice, sans maquillage, sans hypocrisie, sans mensonge ...

 

 

 

"Avec le temps, va, tout s'en va ..."

 


Plus je passe du temps loin de lui, plus les sentiments s'ammenuisent. Ca m'inquiète quand à l'avenir de notre relation. Quand je suis avec Lui, tout va bien, je vis dans un rêve plein d'émotions, de celles que je recherche; à savoir frissons, bonheur bête etinexplicable, sourire tendre et maternel posé sur ses fossettes, il m'attendrit, il me fait me sentir belle, extraordinaire, unique.


Une Elise que j'aime à découvrir.


Et pourtant, je me détache de ce départ qui signifiat tant pour moi. Oui, certes, il est vrai que le temps joue, la distance fragiliserait n'importe qui, et toutes les mariées hésitent avant d'avancer vers l'hôtel. Mais pourquoi ai-je l'impression tenace et dérangeante que c'est presque vers la potence que j'avance?

Je crois qu'à la seule idée de partir, je me sens prisonnière du lieu, de Lui, et si je voulais me battre pour ma liberté, j'ai bien peur de la Lui céder ...


J'aime tant  ce jeu de regards qui fait frissonner et monter l'adrénaline, ce petit sourire en coin qu'on tente de cacher. Nouveau personnage, nouvel acteur qui entre en scène et franchit le rideau. Un homme, ou un déclic. Réaliser que je devrais culpabiliser de draguer et de me laisser sensiblement draguer, mais ça me fait me sentir autre, ça me grise, je dois être une flirt-addict... :)


Ca me fait vraiment tout drôle de laisser cette partie si joueuse de moi. Après tout, elle fait aussi partie de moi, elle est un peu de ce que je suis, et moi un peu d'elle. Chaque choix recquiert-il vraiment des sacrifices? Pourun bonheur, doit-on systématiquement se départir d'un peu de soi? En ce cas, chaque kilomètre sera une blessure.

J'ai peur de me sentir mourir lentement, tout simplement.



Dramatique, comme toujours, mais ça me libère. J'extrapole évidemment mes sentiments et mon ressenti, mais le moment s'y prète. Je n'aurai plus l'occasion de me confier à cet écran froid et impersonnel avant longtemps. je laisse une trace de ce que je suis aujourd'hui.


Une jeune femme blessée, meurtrie par la vie et son entourage, qui se relève constamment, et avec un sourire un peu plus victorieux à chaque fois. Une petite fille qui a grandi seule et s'est construite tout doucement, et à l'occasion faisant un bond en avant par une prodigieuse gifle de l'Humanité, par des hommes repoussants et exécrables, des inepties de la Nature qui m'ont fait haïr mon espèce. Puis, l'hypocrisie faisant place à un jour nouveau, une foi d'autant plus grande en l'Humain. Une confiance à toute épreuve, chacun a du bon, ceux qui m'ont ruiné n'ont pas eu le bonheur qu'il méritait initialement. A quoi bon mépriser indéfiniment?

J'en suis ressortie plus grande, l'âme plus blanche, les sentiments plus forts, et plus naïve et fragile que jamais. Etranges parcours et paradoxe de cette enfant qui ne voulais plus grandir ...

Mes larmes montent vite, elles imprègnent chaque couleur que je vois pour les rendre un peu plus délavées, ce que je feins de ne pas voir, moi qui rêve ma vie multicolore, ensoleillée, tourbillonnante, belle à en mourir ...

Je veux vivre non pas mes rêves, mais mon rêve, ce rêve éveillé fait de notes de musiques, de touches de piano, de larmes qui tombent, de lune qui scintille, de tendresse et de colère, d'envol et de sourire vainqueur, de faiblesse et de fragilité, un rêve tout de verre, tellement friable qu'on voudrait le tenir en main comme un petit oiseau blessé :)

C'est moi, cette image. je suis désormais suffisamment âgée -non pas mature, je n'ai pas cette prétention- pour pouvoir m'analyser et constater mes plus grandes faiblesses, et d'autres que j'ai appris à aimer, puisque même si elles me font tomber, elles me permettent de ne pas cracher sur l'image que me renvoie le miroir. 

Ne croyez-pas que j'ai une quelconque sympathie pour ma petite personne. Juste... de la compassion.

J'avoue admirer ma capacité à sourire en pleurant de douleur, là, juste là, au creux de mon âme. Je méprise mon ambivalence, si forte et si faible à la fois, aucune demie-mesure, aucun équilibre. je veux tout, je veux être tout, je veux pouvoir sourire sans draguer, et draguer sans conséquence. je veux qu'un homme se sente flatté de mon intérêt, je veux le rendre heureux, vous, tous, vous qui m'avez blessé, écorché.

Toi qui m'a tuée il y a si longtemps. Je n'ai pas oublié. Cette salissure m'imprègne de sa puanteur. J'exècre cette cicatrice.

J'ai tant à donner, si peu de temps, tant de restriction. Je crois ne vivre que pour aider, servir, aimer.

Laissez moi vous aimer ...

Je ne sais faire que ca ...

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J'kaz !
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Jeudi 23 Juillet 20095 commentaire(s)

 

Me voilà toute seule au Manoir, cette vieille bâtisse que j'affectionne tout particulièrement. Elle m'apaise, me rassure, comme si elle me berçait.


Je chantonne toute seule, je médite et pulvérise mon record à Bubble Shooter :)

Je m'interrogeais suite à une récente discussion sur notre vision du monde. Notre perception de chaque acte est dirigé par la morale que nous en avons, qui nous est inculquée depuis notre âge le plus tendre selon des concepts divisant le monde de façon manichéenne, opposant bien et mal.

Ainsi, si j'applique leur vision à mon expérience, je devrais me conformer au bonheur des autres s'il rentre dans la case "B.A du jour". Fidélité, sens de l'honneur et respect de la confiance qu'autrui place en nous.

Et si je dis NON?

Si ma vision du monde différait, en tant qu'elle m'est propre et personnelle? Suis-je condammnée à toujours me considérer et me voir considérer comme une immonde salope sous prétexte que je n'agis pas en mon âme et conscience selon les dogmes d'une société figée dans des concepts rassurants, immuables et particulièrement contraignants?

Les endoctrinés y répondraient que la difficulté est preuve de bien, puisqu'il est de notoriété commune que le mal se suffit de la facilité.

Mais douce tentation ...

Si j'avais envie de satisfaire mes envies, mes désirs, mes volontés, même si chaque parcelle de mon âme (qui a suivie le catéchisme et a été enfant de choeur durant de nombreuses années ^^) me dit que j'irai droit en enfer ...?

Ne peut-on pas vivre tourné vers son propre bonheur? S'appliquer à faire le bonheur de son entourage est un rêve utopique qui sous-entend que chacun fait de même. Or, les marginaux qui s'opposent à cette rigueur ne recherchent que leur propre bonheur. Le système est d'emblée défaillant, les maillons ne se suivent plus. Pourquoi le suivrai-je moi aussi?

Honnêtement, c'est une immense arnaque.


Alors me revoilà, Lili's back, Autrefois overblindée de bons préceptes et d'idées rigoureuses, droite comme un "i" dans mes idées. On déchante vite. Et je n'ai que 20 ans... je crois que ma vie deviendra bien assez tôt une longue suite de désillusions et de claques forçant à évoluer, à ouvrir les yeux sur le monde environnant, avec une autre sphère optique.

Sortons de nos petits univers calfeutrés et trop rassurants. Affrontons notre culpabilité puisqu'il est si difficile de s'en défaire ...

Ciel, voilà "faire que l'amouuuuuuuuuur qu'on aura partagéééééééé nous donne l'enviiiiiie d'aimeeeeeeeeer" sur Chérie FM. J'aimais bien cette station, avant xD ...

Que de mièvrerie pathétique et crédule. Qui croit encore en ça?

Moi?

Oui, dans le sens où je me veux éternellement amoureuse.

Et non, dans le sens où ça n'est jamais exclusivement pour le même homme que ces sentiments se développent.

 


Finalement, non. Mon égocentrisme latent me rattrape. Je ne me satisfait pas d'un seul homme, semble t-il.

Et malgré malgré ma tirade, je trouve ça vraiment moche. Ca ne va pas m'aider à avoir quelque indulgence pour moi-même...

Quoique je  pour tenter d'expliquer mes pulsions et les actions que j'ai envie d'exécuter, je ne peux pas m'empêcher de me haïr au plus profond de moi...


 Putain, z'ont fait du bon boulot, quand même, au caté ...

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J'kaz !
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Mardi 28 Juillet 2009Poster un commentaire
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