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Chronique de mon coeur morcelé
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To fly or not to fly, Here is the question ...[ Follow]

 

Voyez, je me mets à nu pour vous, sans artifice, sans maquillage, sans hypocrisie, sans mensonge ...

 

 

 

"Avec le temps, va, tout s'en va ..."

 


Plus je passe du temps loin de lui, plus les sentiments s'ammenuisent. Ca m'inquiète quand à l'avenir de notre relation. Quand je suis avec Lui, tout va bien, je vis dans un rêve plein d'émotions, de celles que je recherche; à savoir frissons, bonheur bête etinexplicable, sourire tendre et maternel posé sur ses fossettes, il m'attendrit, il me fait me sentir belle, extraordinaire, unique.


Une Elise que j'aime à découvrir.


Et pourtant, je me détache de ce départ qui signifiat tant pour moi. Oui, certes, il est vrai que le temps joue, la distance fragiliserait n'importe qui, et toutes les mariées hésitent avant d'avancer vers l'hôtel. Mais pourquoi ai-je l'impression tenace et dérangeante que c'est presque vers la potence que j'avance?

Je crois qu'à la seule idée de partir, je me sens prisonnière du lieu, de Lui, et si je voulais me battre pour ma liberté, j'ai bien peur de la Lui céder ...


J'aime tant  ce jeu de regards qui fait frissonner et monter l'adrénaline, ce petit sourire en coin qu'on tente de cacher. Nouveau personnage, nouvel acteur qui entre en scène et franchit le rideau. Un homme, ou un déclic. Réaliser que je devrais culpabiliser de draguer et de me laisser sensiblement draguer, mais ça me fait me sentir autre, ça me grise, je dois être une flirt-addict... :)


Ca me fait vraiment tout drôle de laisser cette partie si joueuse de moi. Après tout, elle fait aussi partie de moi, elle est un peu de ce que je suis, et moi un peu d'elle. Chaque choix recquiert-il vraiment des sacrifices? Pourun bonheur, doit-on systématiquement se départir d'un peu de soi? En ce cas, chaque kilomètre sera une blessure.

J'ai peur de me sentir mourir lentement, tout simplement.



Dramatique, comme toujours, mais ça me libère. J'extrapole évidemment mes sentiments et mon ressenti, mais le moment s'y prète. Je n'aurai plus l'occasion de me confier à cet écran froid et impersonnel avant longtemps. je laisse une trace de ce que je suis aujourd'hui.


Une jeune femme blessée, meurtrie par la vie et son entourage, qui se relève constamment, et avec un sourire un peu plus victorieux à chaque fois. Une petite fille qui a grandi seule et s'est construite tout doucement, et à l'occasion faisant un bond en avant par une prodigieuse gifle de l'Humanité, par des hommes repoussants et exécrables, des inepties de la Nature qui m'ont fait haïr mon espèce. Puis, l'hypocrisie faisant place à un jour nouveau, une foi d'autant plus grande en l'Humain. Une confiance à toute épreuve, chacun a du bon, ceux qui m'ont ruiné n'ont pas eu le bonheur qu'il méritait initialement. A quoi bon mépriser indéfiniment?

J'en suis ressortie plus grande, l'âme plus blanche, les sentiments plus forts, et plus naïve et fragile que jamais. Etranges parcours et paradoxe de cette enfant qui ne voulais plus grandir ...

Mes larmes montent vite, elles imprègnent chaque couleur que je vois pour les rendre un peu plus délavées, ce que je feins de ne pas voir, moi qui rêve ma vie multicolore, ensoleillée, tourbillonnante, belle à en mourir ...

Je veux vivre non pas mes rêves, mais mon rêve, ce rêve éveillé fait de notes de musiques, de touches de piano, de larmes qui tombent, de lune qui scintille, de tendresse et de colère, d'envol et de sourire vainqueur, de faiblesse et de fragilité, un rêve tout de verre, tellement friable qu'on voudrait le tenir en main comme un petit oiseau blessé :)

C'est moi, cette image. je suis désormais suffisamment âgée -non pas mature, je n'ai pas cette prétention- pour pouvoir m'analyser et constater mes plus grandes faiblesses, et d'autres que j'ai appris à aimer, puisque même si elles me font tomber, elles me permettent de ne pas cracher sur l'image que me renvoie le miroir. 

Ne croyez-pas que j'ai une quelconque sympathie pour ma petite personne. Juste... de la compassion.

J'avoue admirer ma capacité à sourire en pleurant de douleur, là, juste là, au creux de mon âme. Je méprise mon ambivalence, si forte et si faible à la fois, aucune demie-mesure, aucun équilibre. je veux tout, je veux être tout, je veux pouvoir sourire sans draguer, et draguer sans conséquence. je veux qu'un homme se sente flatté de mon intérêt, je veux le rendre heureux, vous, tous, vous qui m'avez blessé, écorché.

Toi qui m'a tuée il y a si longtemps. Je n'ai pas oublié. Cette salissure m'imprègne de sa puanteur. J'exècre cette cicatrice.

J'ai tant à donner, si peu de temps, tant de restriction. Je crois ne vivre que pour aider, servir, aimer.

Laissez moi vous aimer ...

Je ne sais faire que ca ...

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J'kaz !
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Le Jeudi 23 Juillet 2009
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