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Chronique de mon coeur morcelé
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Complications ...

 

Oui, oui, je sais ...

 

"Encore, quand tout semble aller mieux?"

Ce n'est pas une rechute sentimentale, guidée par la fascination qu'exerce pour moi le sentiment de détresse porté au coeur. non, c'est juste une bête angoisse qui monte, soourde et menaçante. je la connais, cette colère et cette crainte. Ce sont elles qui me poussent à agir sur un coup de tête pour me libérer de cette étreinte trop forte.

Mon homme et moi vivons ensemble, chez moi -devrais-je plutôt dire chez nous- comme chez mon père, ou ma mère. Mon impression? j'étoouffe. mais je n'oserai jamais lui dire :)

Je serais obligée de le tuer.

Plutôt de rompre, restons réalistes.

 

Me revoilà une fois de plus au pied de ce mur qui me semble immensément infranchissable, celui de l'engagement. S'engager signifie t-il devoir abandonner toute son indépendance? Venir soulager ma conscience sur ce clavier -relativement sale- me manquait. mais quand aurai-je pu y accéder? Entre concours, cours, obligations familiales et diverses tâches à réaliser, je n'avais pas un instant de libre, et quand bien même, paraît -il que lorsqu'on est un couple les instants de libre sont à diviser par deux.

 

C'est contre cette conception que tout mon être épris ô combien de liberté et d'indépendance se soulève. J'ai sacrifié cette vie de flirt et de tentations qui m'attirait  et me plaisait  tant. N'ai-je pas en retour droit à quelques petites concessions?

Mon homme aime l'indépendance.

Dans le sens où il adore se réfugier sur cet ordinateur -toujours aussi sale- et s'occuper à divers jeux tous plus débiles les uns que les autres. Mon refuge à moi? ... un instant volé loin de ses bras au petit matin pour venir poster sur ce blog à l'abandon et en pleine décrépitude épistolaire... Non, ça ne me suffit pas. 

J'ai soif de soirées entre copines, de voir des amis, seule, autour d'un verre, y compris mes ex, j'ai besoin de sautiller partout comme une dingue pour exulter de bonheur. J'ai envie de me peinturlurer le visage sans raison, pas pour secrètement espérer un compliment qui ne viendra pas.

je me sentais autrement plus adulte quand j'étais seule. me voilà à nouveau dépendante de Lui, comme une enfant. Et ce sentiment révolte cet esprit que j'aimais indompté. je m'enferme dans de basses tâches ménagères pour lui faire plaisir et tout lui servir -métaphoriquement comme dans la réalite- sur un plateau. je suis à présent la parfaite petite épouse, la bague et le serment en moins.

Pourtant, je me complais dans ses bras, mais j'ai l'impression d'être une horrible mégère -mon adorable sobriquet, par ailleurs, au goût quelque peu douteux, non?- qu"mandant une part de tendresse imméritée. 

Sans aucun doute, je suis extrêmement exigeante. Mais quelques câlins ou baisers spontanés ne peuvent qu'adoucir les relations de deux caractères antithétiques et contradictoires, non? 

Or, rien de tout cela. Les quelques tentatives de discussion se sont soldées par des échecs critiques, un peu à un Overkill façon Final fantasy, ou un GameOver zeldatien sans commune mesure. Try again, comme dirait les jeux concours Kinder Bueno.

Ben, franchement, non.

j'estime avoir fait suffisament de concessions. Oublier mes relations amicales avec certains proches qu'il désapprouvait, m'occuper seule du trio ménage-repas-courses, et représenter à moi seule toute la tendresse d'un couple, le tout face à des relations familiales pour le moins difficiles que j'envenime en imposant une charge supplémentaire le week-end. Et puis, il mange beaucoup, et est très très très dépensier.

 

Franchement, j'ai grave les boules.

C'est vraiment laid cette expression, mais je n'ai pas mieux pour exprimer mon ressenti pile poil à cet instant où Nosfell scande les derniers murmurs de Shäunipel, ce chef d'oeuvre musical étrangement dérangeant. Je m'égare. Parlons sentiments et non pas mélodies. Ou alors, parlons de ma mélodie sentimentale. 

Trop de fausses notes, peut-être le signe d'une mélodie plus belle et originale que n'importe laquelle, une splendide oeuvre d'art unique. Peut-être le signe d'un désaccord constant (admirez le jeu de mots) entre les musiciens. peut-être le glas sonné pour leur association. 

 

Je bute, j'hésite, je trébuche et je m'inquiète. Et si ce n'était pas Lui? C'est sûrement ma faute, j'en suis bien consciente, mais tant d'engueulades, tant de boudage chacun de son côté, combien de pleurs sur l'oreiller? derrière une taquinerie complice apparente, combien de souffrances cachées aux yeux des autres que je ne m'autorise qu'à exprimer ici.

Mon Joachim, toi qui nous voit prochainement, je ne peux pas te confier toout cela de vive voix, et ça me manque. Partage avec moi ce que je ne te dirai pas autrement que par un regard. Décèle-y mon hésitation, et peut-être y liras-tu une trace d'une souffrance que je m'efforce de cacher.

Détrompez-vous. On vous a menti. Une histoire d'amour,j c'est pas la joie.  vant les rires, ce sont des frustrations et des non-dits, même dans les couples les plus communicatifs. et généralement, mon caractère et moi, on est pas du genre à taire un poids qui nous pèse. Je change. Et ça ne me plaît pas. Je me mens à moi-même. Combien de temps tiendrai-je encore...?

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J'kaz !
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Le Samedi 16 Mai 2009
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