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Me voilà toute seule au Manoir, cette vieille bâtisse que j'affectionne tout particulièrement. Elle m'apaise, me rassure, comme si elle me berçait. Je chantonne toute seule, je médite et pulvérise mon record à Bubble Shooter :) Je m'interrogeais suite à une récente discussion sur notre vision du monde. Notre perception de chaque acte est dirigé par la morale que nous en avons, qui nous est inculquée depuis notre âge le plus tendre selon des concepts divisant le monde de façon manichéenne, opposant bien et mal. Ainsi, si j'applique leur vision à mon expérience, je devrais me conformer au bonheur des autres s'il rentre dans la case "B.A du jour". Fidélité, sens de l'honneur et respect de la confiance qu'autrui place en nous. Et si je dis NON? Si ma vision du monde différait, en tant qu'elle m'est propre et personnelle? Suis-je condammnée à toujours me considérer et me voir considérer comme une immonde salope sous prétexte que je n'agis pas en mon âme et conscience selon les dogmes d'une société figée dans des concepts rassurants, immuables et particulièrement contraignants? Les endoctrinés y répondraient que la difficulté est preuve de bien, puisqu'il est de notoriété commune que le mal se suffit de la facilité. Mais douce tentation ... Si j'avais envie de satisfaire mes envies, mes désirs, mes volontés, même si chaque parcelle de mon âme (qui a suivie le catéchisme et a été enfant de choeur durant de nombreuses années ^^) me dit que j'irai droit en enfer ...? Ne peut-on pas vivre tourné vers son propre bonheur? S'appliquer à faire le bonheur de son entourage est un rêve utopique qui sous-entend que chacun fait de même. Or, les marginaux qui s'opposent à cette rigueur ne recherchent que leur propre bonheur. Le système est d'emblée défaillant, les maillons ne se suivent plus. Pourquoi le suivrai-je moi aussi? Honnêtement, c'est une immense arnaque. Alors me revoilà, Lili's back, Autrefois overblindée de bons préceptes et d'idées rigoureuses, droite comme un "i" dans mes idées. On déchante vite. Et je n'ai que 20 ans... je crois que ma vie deviendra bien assez tôt une longue suite de désillusions et de claques forçant à évoluer, à ouvrir les yeux sur le monde environnant, avec une autre sphère optique. Sortons de nos petits univers calfeutrés et trop rassurants. Affrontons notre culpabilité puisqu'il est si difficile de s'en défaire ... Ciel, voilà "faire que l'amouuuuuuuuuur qu'on aura partagéééééééé nous donne l'enviiiiiie d'aimeeeeeeeeer" sur Chérie FM. J'aimais bien cette station, avant xD ... Que de mièvrerie pathétique et crédule. Qui croit encore en ça? Moi? Oui, dans le sens où je me veux éternellement amoureuse. Et non, dans le sens où ça n'est jamais exclusivement pour le même homme que ces sentiments se développent.
Finalement, non. Mon égocentrisme latent me rattrape. Je ne me satisfait pas d'un seul homme, semble t-il. Et malgré malgré ma tirade, je trouve ça vraiment moche. Ca ne va pas m'aider à avoir quelque indulgence pour moi-même... Quoique je pour tenter d'expliquer mes pulsions et les actions que j'ai envie d'exécuter, je ne peux pas m'empêcher de me haïr au plus profond de moi... Putain, z'ont fait du bon boulot, quand même, au caté ...
Le Mardi 28 Juillet 2009Poster un commentaire
Voyez, je me mets à nu pour vous, sans artifice, sans maquillage, sans hypocrisie, sans mensonge ...
"Avec le temps, va, tout s'en va ..."
Plus je passe du temps loin de lui, plus les sentiments s'ammenuisent. Ca m'inquiète quand à l'avenir de notre relation. Quand je suis avec Lui, tout va bien, je vis dans un rêve plein d'émotions, de celles que je recherche; à savoir frissons, bonheur bête etinexplicable, sourire tendre et maternel posé sur ses fossettes, il m'attendrit, il me fait me sentir belle, extraordinaire, unique. Une Elise que j'aime à découvrir. Et pourtant, je me détache de ce départ qui signifiat tant pour moi. Oui, certes, il est vrai que le temps joue, la distance fragiliserait n'importe qui, et toutes les mariées hésitent avant d'avancer vers l'hôtel. Mais pourquoi ai-je l'impression tenace et dérangeante que c'est presque vers la potence que j'avance? Je crois qu'à la seule idée de partir, je me sens prisonnière du lieu, de Lui, et si je voulais me battre pour ma liberté, j'ai bien peur de la Lui céder ... J'aime tant ce jeu de regards qui fait frissonner et monter l'adrénaline, ce petit sourire en coin qu'on tente de cacher. Nouveau personnage, nouvel acteur qui entre en scène et franchit le rideau. Un homme, ou un déclic. Réaliser que je devrais culpabiliser de draguer et de me laisser sensiblement draguer, mais ça me fait me sentir autre, ça me grise, je dois être une flirt-addict... :) Ca me fait vraiment tout drôle de laisser cette partie si joueuse de moi. Après tout, elle fait aussi partie de moi, elle est un peu de ce que je suis, et moi un peu d'elle. Chaque choix recquiert-il vraiment des sacrifices? Pourun bonheur, doit-on systématiquement se départir d'un peu de soi? En ce cas, chaque kilomètre sera une blessure. J'ai peur de me sentir mourir lentement, tout simplement. Dramatique, comme toujours, mais ça me libère. J'extrapole évidemment mes sentiments et mon ressenti, mais le moment s'y prète. Je n'aurai plus l'occasion de me confier à cet écran froid et impersonnel avant longtemps. je laisse une trace de ce que je suis aujourd'hui. Une jeune femme blessée, meurtrie par la vie et son entourage, qui se relève constamment, et avec un sourire un peu plus victorieux à chaque fois. Une petite fille qui a grandi seule et s'est construite tout doucement, et à l'occasion faisant un bond en avant par une prodigieuse gifle de l'Humanité, par des hommes repoussants et exécrables, des inepties de la Nature qui m'ont fait haïr mon espèce. Puis, l'hypocrisie faisant place à un jour nouveau, une foi d'autant plus grande en l'Humain. Une confiance à toute épreuve, chacun a du bon, ceux qui m'ont ruiné n'ont pas eu le bonheur qu'il méritait initialement. A quoi bon mépriser indéfiniment? J'en suis ressortie plus grande, l'âme plus blanche, les sentiments plus forts, et plus naïve et fragile que jamais. Etranges parcours et paradoxe de cette enfant qui ne voulais plus grandir ... Mes larmes montent vite, elles imprègnent chaque couleur que je vois pour les rendre un peu plus délavées, ce que je feins de ne pas voir, moi qui rêve ma vie multicolore, ensoleillée, tourbillonnante, belle à en mourir ... Je veux vivre non pas mes rêves, mais mon rêve, ce rêve éveillé fait de notes de musiques, de touches de piano, de larmes qui tombent, de lune qui scintille, de tendresse et de colère, d'envol et de sourire vainqueur, de faiblesse et de fragilité, un rêve tout de verre, tellement friable qu'on voudrait le tenir en main comme un petit oiseau blessé :) C'est moi, cette image. je suis désormais suffisamment âgée -non pas mature, je n'ai pas cette prétention- pour pouvoir m'analyser et constater mes plus grandes faiblesses, et d'autres que j'ai appris à aimer, puisque même si elles me font tomber, elles me permettent de ne pas cracher sur l'image que me renvoie le miroir. Ne croyez-pas que j'ai une quelconque sympathie pour ma petite personne. Juste... de la compassion. J'avoue admirer ma capacité à sourire en pleurant de douleur, là, juste là, au creux de mon âme. Je méprise mon ambivalence, si forte et si faible à la fois, aucune demie-mesure, aucun équilibre. je veux tout, je veux être tout, je veux pouvoir sourire sans draguer, et draguer sans conséquence. je veux qu'un homme se sente flatté de mon intérêt, je veux le rendre heureux, vous, tous, vous qui m'avez blessé, écorché. Toi qui m'a tuée il y a si longtemps. Je n'ai pas oublié. Cette salissure m'imprègne de sa puanteur. J'exècre cette cicatrice. J'ai tant à donner, si peu de temps, tant de restriction. Je crois ne vivre que pour aider, servir, aimer. Laissez moi vous aimer ... Je ne sais faire que ca ...
Le Jeudi 23 Juillet 20095 commentaire(s)
Voilà, moment de prendre une décision, que faire, oui je vais y aller, mais sont-ce les bonnes motivations...?
....
A méditer, et vite ...
Le Jeudi 23 Juillet 2009Poster un commentaire
* * * Aujourd'hui, c'est décidé. Je pars. Il est temps pour moi de découvrir qui je suis, ce que je vaux, comment je peux évoluer. J'ai décidé de partir vivre avec Lui, là-bas dans le sud, bien loin des sourires attendrissants de Camille, du réconfort que réclame Hélène ou de l'attention qui manque à Marie. Tous, vous m'avez dit que je faisais une erreur. Quand bien même n'est-ce pas là mon affaire? Mon coeur, ma vie et mon âme m'appartiennent. Je vous en ai laissé disposer à votre gré pendant 20 ans, j'ai envie de prendre mon envol à présent. Murir, grandir? Paraît-il que je ne connais pas ces mots. Et bien, je les découvrirai par moi-même, comme une grande :) C'est là pour moi la condition même pour atteindre l'âge adulte. M'en préserver ne me servirait à rien. Si je dois souffrir et revenir, à vous de juger si vous m'accepterez ou non, mais je ne veux pas avoir à regretter mon choix ou à partir la boule au ventre avec la pesanteur d'avoir laissé bien du chagrin dans le coeur de mes proches. Bien des choses vont me manquer, autant de rires particuliers, de tendresse et de complicité, et il va sans dire que des liens se dégraderont avec le temps et l'éloignement. Mais il me semble juste de me mettre à l'égoïsme ambiant qui est très tendance à notre ère. Envie de me recentrer sur mon humble existence et de creuser les turbulences de mon coeur et ses méandres. Quant à savoir si c'est le bon choix, chacun est libre de juger, mais de fait je me vois libre de décider ce qui me semble bon pour moi. En l'occurrence, Il me semble bénéfique. Il m'apaise, me fait rire aux éclats, me fait bouder et ronchonner dans mon coin tout en m'efforçant de contenir le sourire nerveux qui pointe au creux de ma fossette. Certes, mes rêveries et turlupitudes silencieuses n'auront plus tant la liberté de s'exprimer, mais ne dit-on pas que chaque choix -et chaque relation- appelle à des sacrifices? Alors, j'accepte de mettre de côté cette part de sensibilité et d'appel à la fantaisie pour redescendre un peu, garder les pieds sur une terre que je veux fouler côte à côte avec Lui. Voilà. J'ai réglé mes histoires latentes. Mon pianiste et moi, c'est bien terminé. Je regrette notre histoire puisqu'elle m'oblige à vivre avec une culpabilité latente qui me ronge un peu plus à chaque mot d'amour de Sa part. D'autant plus que je laisse derrière moi un homme meurtri qui ne croit plus en l'amour et a décidé de continuer à m'aimer unilatéralement, sans autre attente de ma part qu'une amitié ténue dont je dispose. Il me manque, mais je ne chuterai plus. Je sais à présent il m'aura fallu bien trop de temps- que je peux tout avoir chez un seul homme, que je ne dois pas craindre d'être abandonnée par Lui, et de fait n'a pas à garder un échappatoire. Oh, que je suis lâche, c'est vrai. Ma famille m'en veut de mon départ qui la laisse perplexe, et craint les regrets et le manque de nouvelles, mais j'ai réussi à leur faire accepter qu'ils doivent respecter mes choix pour ce qu'ils représentent : ma liberté. D'autres restent sceptiques, et leur silence me blesse plus que je ne le montre. Des pages se tournent, celle de mon temps passé ici entre autres. Je ne meurs pas, ou plutôt je laisse mourir sur ces lignes l'enfant que j'aurais aimé rester. Cette partie de moi-même, je dois la préserver, l'enfouir en moi, et apprendre à affronter la réalité d'une vie qui m'effraie. N'est-ce pas un peu ça, mûrir? * * *
Le Dimanche 28 Juin 2009Poster un commentaire
Oui, oui, je sais ...
"Encore, quand tout semble aller mieux?" Ce n'est pas une rechute sentimentale, guidée par la fascination qu'exerce pour moi le sentiment de détresse porté au coeur. non, c'est juste une bête angoisse qui monte, soourde et menaçante. je la connais, cette colère et cette crainte. Ce sont elles qui me poussent à agir sur un coup de tête pour me libérer de cette étreinte trop forte. Mon homme et moi vivons ensemble, chez moi -devrais-je plutôt dire chez nous- comme chez mon père, ou ma mère. Mon impression? j'étoouffe. mais je n'oserai jamais lui dire :) Je serais obligée de le tuer. Plutôt de rompre, restons réalistes.
Me revoilà une fois de plus au pied de ce mur qui me semble immensément infranchissable, celui de l'engagement. S'engager signifie t-il devoir abandonner toute son indépendance? Venir soulager ma conscience sur ce clavier -relativement sale- me manquait. mais quand aurai-je pu y accéder? Entre concours, cours, obligations familiales et diverses tâches à réaliser, je n'avais pas un instant de libre, et quand bien même, paraît -il que lorsqu'on est un couple les instants de libre sont à diviser par deux.
C'est contre cette conception que tout mon être épris ô combien de liberté et d'indépendance se soulève. J'ai sacrifié cette vie de flirt et de tentations qui m'attirait et me plaisait tant. N'ai-je pas en retour droit à quelques petites concessions? Mon homme aime l'indépendance. Dans le sens où il adore se réfugier sur cet ordinateur -toujours aussi sale- et s'occuper à divers jeux tous plus débiles les uns que les autres. Mon refuge à moi? ... un instant volé loin de ses bras au petit matin pour venir poster sur ce blog à l'abandon et en pleine décrépitude épistolaire... Non, ça ne me suffit pas. J'ai soif de soirées entre copines, de voir des amis, seule, autour d'un verre, y compris mes ex, j'ai besoin de sautiller partout comme une dingue pour exulter de bonheur. J'ai envie de me peinturlurer le visage sans raison, pas pour secrètement espérer un compliment qui ne viendra pas. je me sentais autrement plus adulte quand j'étais seule. me voilà à nouveau dépendante de Lui, comme une enfant. Et ce sentiment révolte cet esprit que j'aimais indompté. je m'enferme dans de basses tâches ménagères pour lui faire plaisir et tout lui servir -métaphoriquement comme dans la réalite- sur un plateau. je suis à présent la parfaite petite épouse, la bague et le serment en moins. Pourtant, je me complais dans ses bras, mais j'ai l'impression d'être une horrible mégère -mon adorable sobriquet, par ailleurs, au goût quelque peu douteux, non?- qu"mandant une part de tendresse imméritée. Sans aucun doute, je suis extrêmement exigeante. Mais quelques câlins ou baisers spontanés ne peuvent qu'adoucir les relations de deux caractères antithétiques et contradictoires, non? Or, rien de tout cela. Les quelques tentatives de discussion se sont soldées par des échecs critiques, un peu à un Overkill façon Final fantasy, ou un GameOver zeldatien sans commune mesure. Try again, comme dirait les jeux concours Kinder Bueno. Ben, franchement, non. j'estime avoir fait suffisament de concessions. Oublier mes relations amicales avec certains proches qu'il désapprouvait, m'occuper seule du trio ménage-repas-courses, et représenter à moi seule toute la tendresse d'un couple, le tout face à des relations familiales pour le moins difficiles que j'envenime en imposant une charge supplémentaire le week-end. Et puis, il mange beaucoup, et est très très très dépensier.
Franchement, j'ai grave les boules. C'est vraiment laid cette expression, mais je n'ai pas mieux pour exprimer mon ressenti pile poil à cet instant où Nosfell scande les derniers murmurs de Shäunipel, ce chef d'oeuvre musical étrangement dérangeant. Je m'égare. Parlons sentiments et non pas mélodies. Ou alors, parlons de ma mélodie sentimentale. Trop de fausses notes, peut-être le signe d'une mélodie plus belle et originale que n'importe laquelle, une splendide oeuvre d'art unique. Peut-être le signe d'un désaccord constant (admirez le jeu de mots) entre les musiciens. peut-être le glas sonné pour leur association.
Je bute, j'hésite, je trébuche et je m'inquiète. Et si ce n'était pas Lui? C'est sûrement ma faute, j'en suis bien consciente, mais tant d'engueulades, tant de boudage chacun de son côté, combien de pleurs sur l'oreiller? derrière une taquinerie complice apparente, combien de souffrances cachées aux yeux des autres que je ne m'autorise qu'à exprimer ici. Mon Joachim, toi qui nous voit prochainement, je ne peux pas te confier toout cela de vive voix, et ça me manque. Partage avec moi ce que je ne te dirai pas autrement que par un regard. Décèle-y mon hésitation, et peut-être y liras-tu une trace d'une souffrance que je m'efforce de cacher. Détrompez-vous. On vous a menti. Une histoire d'amour,j c'est pas la joie. vant les rires, ce sont des frustrations et des non-dits, même dans les couples les plus communicatifs. et généralement, mon caractère et moi, on est pas du genre à taire un poids qui nous pèse. Je change. Et ça ne me plaît pas. Je me mens à moi-même. Combien de temps tiendrai-je encore...?
Le Samedi 16 Mai 2009Poster un commentaire
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